Bérangère sonna à la porte verte et attendit que quelqu’un se manifeste.
Monsieur François avait répondu à l’annonce de la jeune fille qui offrait ses services et sa compétence en jardinage. Beaucoup de gens l’avaient contactée à la suite de la parution, et il semblait que son initiative avait été appréciée. Ce jour-là, elle venait jeter un œil sur son jardin et voir ce qu’il souhaitait qu’elle fasse. Elle voulait également savoir si elle aimerait travailler chez lui. Il lui avait paru agréable au téléphone mais elle n’avait pas envie de travailler chez quelqu’un qui ne lui plairait pas.
Bérangère avait vingt-six ans, des cheveux châtains, un visage rond et des yeux rieurs. C’était une fille solidement bâtie, surtout maintenant, après quelques années de travail assez physique à l’extérieur. Elle avait toujours voulu être jardinière, se sentir proche des plantes, de leurs parfums, de leurs couleurs, de leurs textures et de leurs utilisations. Elle aimait creuser la terre, planter, sarcler, désherber. C’était comme ça depuis qu’elle était petite fille, toujours avec les genoux crasseux et les vêtements sales – au grand désespoir de sa mère – mais elle avait bien tourné. Elle était heureuse et avait bien l’intention de réussir dans la vie qu’elle avait choisie.
Elle regarda la maison à la porte verte. Elle était bâtie majoritairement en pierres meulières avec de larges fenêtres en bois peint en blanc. Une grande glycine avait poussé autour de la porte, et on aurait pu faire une magnifique photo de ses fleurs mauves sur fond de feuilles vertes. Toutefois, elle avait besoin d’un bon élagage, se dit Bérangère, mais pas à cette époque de l’année. Il n’y avait pas de jardin devant la maison, elle donnait directement sur la rue. Au milieu du mur qui la prolongeait, en haut duquel dépassaient de magnifiques roses trémières, s’ouvrait une grille pleine assez large pour laisser passer un véhicule.
— Mademoiselle Bérangère ?
La porte s’était ouverte et une voix vint perturber son examen.
— Euh… Oui, bonjour. Monsieur François ? Je regardais vos roses trémières.
— Ah oui, elles sont belles. Je crois qu’elles ont poussé toutes seules, elles ont toujours été là.
Bérangère sentit que pour lui, cela voulait dire très longtemps. Monsieur François était lui-même âgé, peut-être soixante-dix ans ou plus.
— Entrez.
Il faisait frais à l’intérieur alors que devant la porte, le soleil tapait dur. Mais ça ne gênait pas Bérangère. Elle était habituée à travailler par tous les temps, sous le soleil ou la pluie. Même par temps de grésil ou de neige, elle ne craignait pas d’être à l’extérieur.
— Venez voir le jardin.
La chaleur du soleil et le parfum du jardin la frappèrent d’une manière presque physique comme si elle se cognait contre un mur. Elle s’arrêta net, son pouls augmenta et elle respira profondément.
— J’ai toujours aimé avoir un jardin parfumé, déclara son futur employeur, après un petit moment et avec un soupçon de sourire.
Bérangère l’entendit au loin, comme dans un brouillard, alors qu’elle contemplait un jardin merveilleux. Instantanément, l’évidence s’imposa : elle devait absolument travailler là ! Et encore, ce n’était qu’une première découverte, elle sentit qu’elle était loin d’avoir tout vu. Le jardin, ou tout au moins ce qu’elle en voyait, devait couvrir près d’un hectare, et était entièrement entouré de murs d’environ deux mètres cinquante de haut en vieilles briques rouges. C’était vraiment un jardin secret. Des chemins de gravier soigneusement ratissé serpentaient à travers des pelouses parfaitement tondues et autour d’un bassin central et disparaissaient derrière des haies et des arbustes. Elle se dirigea vers le bassin circulaire bordé de nénuphars au milieu duquel l’eau éclaboussée de soleil jaillissait d’une fontaine ancienne. Le parfum des fleurs semblait se renforcer et le soleil être plus chaud.
— Vous aimez le jardin ? demanda Monsieur François qui l’avait suivie et s’appuyait maintenant sur un bâton.
— C’est très agréable, déclara Bérangère. Je n’en ai jamais vu de si joli.
— Je vais vous laisser flâner pour tout découvrir. Quand vous aurez jeté un coup d’œil, je serai là-bas, près de la maison.
Il retourna sur ses pas et s’assit sur un vieux banc de bois pour regarder sa future jardinière continuer la découverte.
Bérangère erra lentement, ravie de découvrir de nouvelles surprises à chaque tournant : des plantes, des arbustes et des arbres qu’elle connaissait bien et d’autres qu’elle n’avait pas rencontrés avant ; des sièges positionnés stratégiquement pour offrir un point de vue particulier ; des statues en pierre ou en bronze de toutes tailles qui sortaient d’évidements dans les haies ou étaient placées pour terminer une vue. Tous les personnages représentés ainsi étaient nus ou très partiellement vêtus, aussi bien les hommes que les femmes. Bérangère remarqua l’absence de vêtements, mais ce n’était pas inhabituel pour des statues de jardin. Rien de mauvais goût. Pas de petits garçons faisant pipi dans une mare ou quelque chose comme ça. En fait tout le contraire. Un très bon travail classique.
Elle prit le chemin du retour à travers le jardin, jusqu’au banc où le vieil homme était assis dans son costume de toile et son chapeau de paille. Il la regarda venir par le sentier et se leva comme elle arrivait près de lui. Bérangère remarqua une carafe de limonade posée sur une petite table à côté de lui, et il remplit deux verres quand elle l’eut rejoint.
— Magnifique météo, non ? dit-il en lui tendant l’un des verres. Le jardin est tout simplement parfait en ce moment. Je m’y assois souvent et la plupart du temps il me suffit de regarder. J’aime aussi y voir les changements au fil des saisons. Voulez-vous vous asseoir et regarder avec moi ? C’est sans doute la période de l’année où il est le plus abouti. Les parfums sont si agréables !
— Je n’ai jamais senti un si fort parfum dans l’air. Je ne sais pas ce que c’est.
— Ah ! C’est là, dit-il en se levant et se dirigeant vers un buisson plein de fleurs éclatantes de couleur orange.
Il en détacha un rameau et le ramena.
— Sentez ça.
Bérangère porta la fleur à son nez et respira profondément le parfum capiteux. Elle se sentit un peu étourdie par l’odeur forte et agréable.
— Qu’est-ce c’est ?
Sans répondre directement, le vieil homme poursuivit :
— Buvez votre limonade et dites-moi maintenant si ça vous intéresse de travailler ici.
— Oh oui, beaucoup, ce serait vraiment un plaisir.
— Je suis ravi que ça vous plaise. Quelles sont vos conditions ?
Ils discutèrent de sa rémunération et des jours où elle viendrait travailler.
Quand ils furent tombés d’accord, Monsieur François demanda :
— Alors, pourquoi avez-vous décidé de devenir jardinière ?
— J’ai toujours aimé les plantes, les vivaces, les annuelles, les grands arbres, les arbustes, Voir de minuscules petites graines qui germent et se développent. J’aime les voir croître et se développer.
— Oui, il y a de nombreuses merveilles qui croissent dans la nature, déclara Monsieur François avec un sourire. Et il y a beaucoup de choses que vous aiderez bientôt à se développer dans ce jardin. Je vous expliquerai au fur et à mesure ce que j’aimerais que vous fassiez et je vous initierai aux spécificités du jardin.
Bérangère porta la fleur à son nez pour la sentir de nouveau. Le sentiment grisant revint.
— Qu’est-ce que c’est ? reprit-elle.
— Je n’ai jamais été tout à fait sûr. Ça pousse juste là. Je l’ai ramené avec moi de très loin. Maintenant, que devez-vous savoir en particulier ? D’abord, je crois que je ferais mieux de vous dire tout de suite que c’est un jardin naturiste.
— Il ressemble plus à un jardin très organisé qu’à un jardin naturel, répondit Bérangère un peu perplexe. Au départ, c’était sans doute une zone naturelle, mais il est sûr que des jardiniers s’en occupent depuis longtemps.
— Oui, bien sûr, il a été entièrement façonné par l’homme. Mais je n’ai pas dit naturel, mais naturiste. Vous savez ce que c’est ? C’est-à-dire qu’habituellement les gens ne portent pas de vêtements dans le jardin.
— Oh, je… C’est vrai qu’il fait très chaud aujourd’hui, mais pour les vêtements… dit Bérangère en pensant qu’elle avait tout de même très envie de travailler dans ce jardin. Mais je n’ai pas envie d’enlever mes vêtements.
— Oh, ne craignez rien, il n’y a aucune obligation ! Sauf bien sûr si vous en avez envie. C’est juste que mes amis et moi, ainsi que les autres personnes qui travaillent ici, nous ne sommes pas souvent habillés et je ne voudrais pas que vous soyez gênée ou choquée. J’ai pensé que je devais vous le dire d’abord. C’est mon habitude, ma façon de vivre depuis… Oh, depuis très longtemps !
Le parfum s’attardait dans les narines de Bérangère. Finalement, la nudité de Monsieur François, ce n’était pas un problème, et non, elle ne serait pas gênée.
Trois jours plus tard, quand Bérangère arriva pour sa première journée de travail, cette histoire de nudité lui parut secondaire. Elle avait accepté d’exercer ses talents dans un très joli jardin et elle se disait que si que si quelque chose la choquait, elle pourrait toujours y renoncer.
Elle sonna à la porte verte. Contrairement à ce qu’elle avait craint, Monsieur François portait son costume de toile comme la fois précédente.
Bérangère sortit dans le jardin et après avoir rassemblé les outils dont elle avait besoin, se mit au travail. Comme il était encore de bonne heure, elle commença par un arrosage des parties qui en avaient le plus besoin. Puis, le soleil se faisant plus chaud, elle entreprit d’ôter les quelques herbes qui avaient poussé là où il ne fallait pas.
Plus tard dans la matinée, la chaleur se faisant encore plus intense, elle ressentit le besoin de boire. Monsieur François lui avait dit qu’elle pouvait utiliser la cuisine à tout moment et elle partit se servir un verre d’eau. Elle marcha sur le chemin de gravier en admirant les plantes et en appréciant les senteurs enivrantes. Elle ne découvrit Monsieur François qu’au dernier moment. Il était assis sur le banc où il l’avait fait asseoir trois jours plus tôt mais cette fois, en dehors de son chapeau de soleil et de ses sandales, il était complètement nu. Bérangère rougit. Il était assis là, tranquillement, ne portant rien du tout. Elle aperçut même son pénis allongé sur sa cuisse, avant qu’elle détourne les yeux.
Le vieil homme la regarda se précipiter vers la cuisine et sourit.
Bérangère continua à le voir toute la matinée pendant ses déplacements dans le jardin. Elle essaya de rester loin de lui, mais ce n’était pas toujours possible. Elle venait de terminer son repas et était assise sur le banc de bois quand il vint vers elle.
— Vous profitez de l’odeur ?
Il cassa une petite branche portant quelques fleurs et la lui tendit. Il était difficile de ne pas le regarder alors qu’il se tenait debout près d’elle et lui parlait. Elle leva les yeux et, inévitablement, vit son pénis flasque et ses testicules qui pendaient bas, Elle rougit en prenant la branche pour mettre les fleurs sous ses narines, et encore une fois le vertige la saisit.
— Êtes-vous maintenant à l’aise avec le fait que je sois nu ? C’est juste une coutume qui se pratique dans mon jardin privé.
— C’est un peu inhabituel au début, bien sûr…
Mais, après avoir respiré l’odeur capiteuse de la fleur, il semblait à Bérangère qu’après tout, ce n’était pas un problème et la nudité de son employeur ne l’inquiétait plus. Ce n’était pas comme si elle-même allait faire le tour du jardin complètement nue. Non, elle s’en tiendrait à son tee-shirt et son jean. Puis elle s’imagina quand même circulant seulement avec une paire de bottes et rien d’autre. Elle eut un petit rire.
— Eh bien, je vais me remettre au travail.
Deux jours plus tard, elle travaillait à nouveau dans le jardin. Monsieur François lui avait donné la clef du portail du mur qui s’ouvrait directement sur le jardin afin qu’elle n’ait pas à le déranger quand elle arrivait. Cela signifiait aussi qu’elle pouvait commencer tôt, avant que la chaleur intense ne s’installe. C’était agréable de circuler dans le jardin avec la rosée qui décorait encore les herbes et les toiles d’araignées, et d’entendre les oiseaux chanter. Elle fut surprise de voir que Monsieur François était déjà levé et que, totalement nu sans même son chapeau, il prenait son petit déjeuner près de la maison.
Bérangère se mit au travail dans la serre pour rempoter et arroser. Le soleil levant augmenta régulièrement la température sous la verrière. Le parfum des fleurs de couleur orange se répandait et la sueur coulait sur le visage et les bras de la jeune fille. Son soutien-gorge lui tenait chaud et la comprimait et elle regretta de ne pas avoir mis une jupe. D’un côté, le jean était bien pratique, mais d’un autre il était difficile à supporter par une telle chaleur.
Elle se tourna pour regarder autour d’elle. Le vieil homme n’était visible nulle part. Elle passa ses mains sous son tee-shirt, dégrafa son soutien-gorge et se tortilla pour enlever une bretelle, puis l’autre. Elle se sentait beaucoup mieux, ses seins libres se balançant à l’unisson sous son tee-shirt alors qu’elle travaillait. Soudain, elle eut l’impression que le parfum des fleurs orange était plus présent.
L’absence de soutien-gorge n’échappa pas à Monsieur François quand il vint dans la serre un peu plus tard. Ils parlèrent des plantes et déterminèrent à quels endroits il aimerait qu’elles soient plantées. Elle avait pris l’habitude de la nudité du vieil homme et ça ne l’inquiétait pas. Après tout, étant donné son âge, elle ne le voyait pas d’une manière sexuelle. De toute façon, il n’était probablement plus actif dans ce domaine, pensa-t-elle.
En revanche, ce à quoi elle n’était pas préparée, c’était de voir l’homme qui tondait le gazon. Elle avait entendu le bruit de la tondeuse pendant un certain temps mais n’avait pas pensé à aller voir et ne s’attendait certainement pas à trouver une personne nue tondre le gazon. En y réfléchissant, elle réalisa que ce n’aurait pas dû être une grande surprise : après tout, Monsieur François n’avait-il pas dit que le jardin était naturiste ?
Bérangère passa dans un chemin où le bruit de la tondeuse s’amplifiait et déboucha sur une pelouse. Il y avait là un homme qu’elle n’avait jamais vu auparavant qui poussait une tondeuse. Si la pilosité peut être assimilée à la masculinité, il était la masculinité personnifiée. Mesurant au moins 1,90 m, avec une tignasse de cheveux bouclés noirs et une énorme barbe de même couleur, c’était l’homme le plus poilu que Bérangère ait jamais vu, même en photo. Des poils noirs frisés lui couvraient la poitrine, les bras, les cuisses et sans doute le dos. Bérangère ne manqua pas de remarquer la masse de poils noirs et bouclés à la jonction de ses cuisses ni la taille imposante du pénis qui se balançait alors qu’il marchait derrière la tondeuse.
Bérangère voulut faire demi-tour en toute hâte, mais l’homme leva les yeux et la vit et il réduisit le régime de son engin pour diminuer le bruit pendant qu’elle approchait. Résignée et polie, elle se présenta :
— Bonjour ! Je suis Bérangère, la nouvelle jardinière.
— Je m’appelle Carlos, cria-t-il par-dessus le bruit de la tondeuse qu’il remit en route pour remonter la pelouse dans l’autre sens, révélant ainsi son dos abondamment couvert de poils noirs.
Même ses fesses musclées étaient couvertes de poils noirs et frisés. Le parfum de la fleur orange vint vers elle inopinément. « Avec tous ces poils, il est presque décent sans vêtements, même si sa queue se remarque trop » pensa Bérangère. Elle fut surprise de sa réflexion, comme si elle avait finalement accepté totalement le concept naturiste.
Elle retourna vers la maison pour aller chercher un verre d’eau. Monsieur François était de nouveau installé sur le banc avec sa limonade et il lui en offrit. Elle s’assit à côté de lui. Le parfum du buisson aux fleurs orange était très fort, là où ils se tenaient.
Après un certain temps, il lui demanda :
— Avez-vous rencontré Carlos, l’homme qui tond les pelouses ?
— Oui, et j’ai été un peu surprise par…
Monsieur François sourit :
— Eh bien, je vous avais prévenue, il fait très chaud, et c’est ce que nous faisons tous ici. J’espère que ça ne vous dérange pas ?
Le parfum était fort. Bérangère prit une autre gorgée de sa limonade. Non, elle n’était pas offensée ni contrariée. C’était naturel, après tout.
Malgré une averse soudaine et un week-end généralement humide, il faisait encore chaud dans le jardin quand Bérangère entra par le portail la semaine suivante. Cette fois, elle avait mis une jupe en jean et se sentait beaucoup plus fraîche alors qu’elle creusait dans les parterres, ses chaussures de travail brunes poussant la bêche.
Vers midi, alors qu’elle se dirigeait vers la serre et que la forte chaleur avait repris, elle passa près du buisson fleuri en orange. Le parfum semblait encore plus fort après la pluie de la nuit et Bérangère vacilla tellement il était présent dans l’atmosphère. Elle pensa qu’il faudrait qu’elle en fasse quelques boutures à l’automne.
Il faisait chaud dans la serre, même avec toutes les aérations ouvertes. Elle ôta son soutien-gorge à nouveau, mais elle avait encore très chaud. Elle organisa un courant d’air, et un souffle un peu plus frais lui parvint apportant le parfum entêtant des fleurs orange. Elle fit une pause pour regarder autour d’elle. Personne nulle part. Elle passa son tee-shirt par-dessus sa tête et continua son travail. Ses mains sales et couvertes de compost contrastaient avec la blancheur de ses seins désormais exposés qui bougeaient délicatement d’un côté à l’autre au rythme de ses mouvements. La sensation de chaleur sur ses mamelons les fit durcir et les petits bourgeons s’épanouirent au milieu de leurs cercles bruns.
Le vieil homme, qui passait par là, la vit et fut ravi de ce qu’il voyait. Alors qu’il sentait un frémissement familier envahir son bas-ventre, il s’éclipsa discrètement en pensant que, décidément, son jardin faisait beaucoup d’effet à ceux qui y séjournaient.
Bérangère ne remit pas son tee-shirt quand elle alla travailler à l’extérieur de la serre. Elle n’y faisait plus attention et ne redevint consciente de sa poitrine nue que quand elle retourna vers la maison. Monsieur François n’était pas seul. Il buvait de la limonade avec un certain nombre d’autres vieux messieurs, tous nus également. Il lui fit amicalement signe de la main et ses amis la saluèrent d’un sourire. Elle était gênée, mais ils semblaient indifférents, comme si sa semi-nudité, la plénitude de ses seins avec leurs sombres tétons marron, n’avaient rien d’inhabituel.
Le lendemain, en vaquant à ses occupations dans un autre jardin, elle pensa que ce n’était pas là qu’elle aurait travaillé torse nu. Qu’aurait pensé ce vieux grincheux de monsieur Morel ? Il aurait peut-être eu une attaque cardiaque ! Et l’air désapprobateur de la figure aigre de madame Morel aurait été pire que d’habitude.
La fois suivante, en refermant la porte derrière elle, Bérangère regarda joyeusement le jardin clos. Comme elle aimait travailler ici ! Comme elle aimait le jardin !
Vers onze heures, elle alla à la cuisine pour boire. Deux jeunes filles nues mettaient en place des tables et des chaises sur la pelouse. Elles riaient et plaisantaient ensemble et elles firent signe à Bérangère.
— Vous devez être Bérangère, la nouvelle jardinière. Je suis Patricia et voici Rachel, dit l’un d’elles. Nous préparons tout pour le repas.
— Bonjour. Oui c’est moi. Alors, Monsieur François donne une réception aujourd’hui ?
— Juste un repas pour ses amis. Il le fait souvent.
— Et ça ne vous gêne pas d’être nues devant lui et ses amis ?
— Oh, eh bien un peu au début, mais quand on a bien compris les règles du jardin, on s’y fait vite et on y prend même plaisir, n’est-ce pas Rachel ?
Rachel rougit et se mit à rire sans dire un mot.
Bérangère alla chercher son verre d’eau et s’assit sur un banc près d’elles pour les regarder. C’était toutes deux de jolies filles. Patricia était peut-être un peu dodue, avec dans son dos une longue natte blonde attachée avec un ruban rose et dont l’extrémité caressait les fossettes au sommet de ses fesses. Ses seins ronds dansaient et rebondissaient quand elle se penchait ou se déplaçait. Son sexe était entièrement dépourvu de poils, ce qui le faisait ressembler à celui d’une petite fille. Rachel était une rousse avec une masse de boucles couleur de flamme qui tombait sur ses épaules. Elle avait de petits seins avec des tétons rose corail, un estomac plat et une impressionnante touffe de boucles rousses au-dessous.
Bérangère ne savait pas quoi penser. Elle était un peu surprise, mais il est vrai qu’elle-même avait travaillé tout un après-midi avec les seins nus. Le parfum des fleurs orange l’envahit une fois de plus. Comme elle aimait ce jardin, il était toujours si paisible, il y faisait toujours si chaud.
Patricia et Rachel riaient en mettant les tables en place, leurs seins se balançant au rythme de leurs mouvements. Un arroseur de jardin tournait sur la plus proche pelouse en lançant une fine pulvérisation. Complices, les jeunes filles se regardèrent et, en éclatant de rire, elles se précipitèrent sous le jet et y restèrent pendant quelques instants, avant de revenir, des gouttelettes d’eau brillant sur leur peau.
— C’est très frais, annonça Patricia à Bérangère.
Le parfum était très fort, le soleil tapait et la jardinière eut soudain envie de faire comme les deux filles : elle serait vraiment plus à l’aise sans son tee-shirt. Comme poussée par une force inconnue, elle arracha littéralement son tee-shirt qu’elle jeta sur le banc et son soutien-gorge suivit le même chemin. Elle se leva et se dirigea vers le pulvérisateur. Non seulement les éclaboussures rafraîchirent son dos, ses épaules et ses seins, mais aussi ses jambes et jusque sous sa jupe, ses cuisses et ses fesses. Elle pivota sur elle-même pour que la brumisation rafraîchisse l’ensemble de son corps.
— Quelle bonne idée ! cria-t-elle à Patricia et Rachel.
Bien sûr, en repartant vers son travail dans le jardin, elle se sentit plutôt humide. Se faire arroser les membres par une journée chaude avait été très rafraîchissant, porter une jupe humide n’avait pas grande importance car elle sécherait rapidement en raison de la température élevée, mais sentir une culotte humide coller à ses fesses n’était pas agréable et elle se promit de l’enlever dans la serre.
Au milieu de l’après-midi, Patricia et Rachel lui apportèrent un verre de limonade et elles s’assirent pour bavarder à l’ombre. Elles parlèrent du jardin, de Monsieur François et ensuite la conversation dévia sur Carlos. Patricia et Rachel étaient désolées de l’avoir manqué car il ne venait pas tondre les pelouses ce jour-là, mais il serait au travail le lendemain. Les deux jeunes filles paraissaient très bien le connaître et Bérangère fut très étonnée par leurs descriptions plutôt lubriques du corps du jardinier. Elle eut l’impression qu’elles n’avaient pas fait que simplement le regarder.
Le jour suivant, quand Bérangère arriva dans le jardin, ce ne fut pas Monsieur François que ses yeux cherchèrent d’abord, mais Carlos. Elle avait envie de le revoir, et son rêve n’était pas de lui jeter simplement quelques regards furtifs sans qu’il s’en aperçoive, mais bien de pouvoir détailler son corps à loisir et surtout de voir son membre imposant se balancer à chacun de ses pas. Puis elle se reprit : c’était les hommes qui étaient censés lorgner les filles et non l’inverse.
Elle traversa le jardin en passant près du buisson aux fleurs orange. Bien que déjà très présent, leur parfum n’était pas encore aussi développé qu’il le deviendrait quand la chaleur du jour le ferait s’exhaler complètement, mais la couleur était toujours aussi intense. Monsieur François, nu comme à son habitude, était debout près du buisson, la regardant venir.
— Bonjour, Monsieur François.
Il lui sourit :
— Bonjour ma chérie. J’étais, une fois de plus, en admiration devant le jardin. Vous avez beaucoup contribué à sa beauté. Aimez-vous toujours passer du temps ici ?
— Oh oui, Monsieur ! C’est vraiment le jardin le plus merveilleux que je connaisse. J’adore m’en occuper.
— Et j’ai vu qu’hier vous avez adopté la moitié de nos coutumes.
— Que voulez-vous dire ? Oh ! Eh bien, il faisait très chaud, et à Rome il faut faire comme les Romains, dit-elle en rougissant.
Monsieur François éclata de rire,
— Oui, effectivement, mais ne vous excusez pas, vous êtes tellement séduisante ! Et que pensez-vous de l’odeur des fleurs ? Dans quelque temps, elle sera encore amplifiée par la chaleur.
La jeune fille se pencha vers les fleurs et les huma. Une fois de plus un sentiment étrange l’envahit.
— Bérangère, je suis sûr que vous ressentirez prochainement le besoin de vous libérer totalement. Le jardin est un endroit si agréable et si sécuritaire !
La jeune fille sourit un peu distraitement et se dirigea vers la serre. C’était encore une journée particulièrement chaude et, presque machinalement, elle accrocha son tee-shirt, son soutien-gorge et sa culotte à un vieux clou planté dans le montant de la porte et se mit au travail seulement vêtue de sa jupe en jean.
Au milieu de la matinée, elle sentit le besoin de répondre à un appel de la nature. C’était un long chemin pour rejoindre la maison et plusieurs fois elle avait pensé à utiliser l’isolement de grands arbustes le long des sentiers. Cette fois, c’est ce qu’elle fit en se coulant sous les branches. Il y avait beaucoup de place à l’intérieur, avec les branches qui pendaient vers le bas et les feuilles qui cherchaient la lumière, tournées vers l’extérieur. Il y faisait également plus frais et Bérangère apprécia le calme et la lumière filtrée qui y régnaient. Elle releva sa jupe, s’accroupit et commença à faire pipi. Les jets de liquide s’étalèrent sur le sol avant d’y disparaître pour fertiliser les racines.
Il y avait de petites trouées entre les feuilles qui laissaient passer plus de lumière et permettaient de voir à l’extérieur. L’une d’elles était située juste en face de la jeune fille et elle perçut un mouvement. Carlos était devant elle, s’occupant de la tondeuse à gazon, son dos poilu tourné vers Bérangère. Ses jambes écartées laissaient voir ses grandes couilles qui pendaient bas, détendues par la chaleur.
Son flux ayant cessé, Bérangère se pencha un peu plus mais sans se redresser ni se déplacer. Sa langue vint humidifier ses lèvres sèches pendant qu’elle attendait de voir ce que Carlos allait faire. S’étant mis sur le côté de la tondeuse, il se pencha pour régler quelque chose avant de tirer la poignée du démarreur. Maintenant elle voyait le devant de son corps et sa queue qui se mouvait au milieu de la masse de poils. Quand il tira le cordon du démarreur, le mouvement brusque fit rebondir son pénis contre sa cuisse. Inconsciemment, Bérangère glissa une main entre les siennes. Alors que Carlos commençait à se déplacer à travers la pelouse avec sa tondeuse, le parfum des fleurs orange arriva à ses narines, et elle ne put s’empêcher de caresser sa petite crête de chair durcie.
La jeune fille resta cachée dans les buissons à regarder le jardinier nu. Elle était fascinée par le corps velu de l’homme, son torse poilu, ses petites fesses et, bien sûr, par la queue qui bougeait à chacun de ses pas. Elle semblait plutôt grosse, et en l’imaginant raidie et pointant en avant, sa main mouillée glissa en elle. Quelle sensation éprouverait-elle si la bite venait remplacer sa main ?
Un appel venant de la maison interrompit sa rêverie. C’était Patricia et Rachel. Carlos arrêta la tondeuse à proximité de Bérangère et écouta. Il sourit, comme en pensant à quelque chose d’agréable et, pour le plaisir et l’excitation de Bérangère, sa bite commença à s’allonger, se durcir et s’élever. Éprouvait-il un désir secret pour Patricia et Rachel ou quelque chose était-il déjà arrivé entre eux comme les filles l’avaient laissé entendre la veille ? Se passait-il dans ce jardin autre chose que du simple nudisme ? Fascinée, elle surveillait la queue de Carlos qui continuait de prendre de l’ampleur. Il baissa les yeux pour regarder son membre, sourit de nouveau et déplaça la tondeuse en tournant le dos à la jeune fille qui ne vit plus le pénis mais les fesses. Quand il arriva au bout de la pelouse et se retourna pour revenir vers elle, il ne bandait plus autant, même s’il n’était pas redevenu complètement flasque. Un peu déçue, Bérangère fit la moue, mais n’en continua pas moins à frotter son bourgeon érigé et, avec un halètement étouffé, elle jouit longuement, voyeuse cachée dans les buissons, les yeux fixés sur le pénis de Carlos. Puis, la tondeuse s’éloignant, elle retourna à son travail, le feu aux joues et les cuisses humides.
Vers midi, en revenant vers la maison, Bérangère fut surprise de trouver Carlos assis avec Rachel, Patricia et Monsieur François. Elle fut invitée à se joindre à eux et Patricia lui apporta un verre de limonade. Il lui semblait très bizarre d’être assise là, la poitrine nue avec Monsieur François nu, Patricia nue, Rachel nue et Carlos nu également. Elle était très consciente de ses seins exposés et de la nudité totale des autres. Le parfum de la fleur orange dérivait à travers la pelouse et elle se sentait détendue. Après tout, elle ne trouvait plus rien d’inhabituel à la situation.
Son embarras un peu dissipé, elle fit plus attention aux autres. Les filles semblaient un peu rouges et portaient beaucoup d’attention à Carlos, ne manquant pas de toucher ses bras ou son dos comme par inadvertance. Elle remarqua que les mamelons de Patricia étaient tendus, comme si elle était excitée sexuellement, et peut-être l’était-elle.
Au bout d’un moment, Carlos retourna à son travail. Quand il se leva, les yeux de Bérangère se portèrent automatiquement sur son pénis, et si elle y avait fait attention, elle aurait vu les yeux de ses voisines tournées dans la même direction. Le membre n’était pas complètement dressé mais semblait nettement plus gros et long que quand Bérangère avait vu son propriétaire en train de tondre, comme si les pensées de Carlos étaient tournées sur tout autre chose que la tonte.
Au début de l’après-midi, Monsieur François vint dans la serre où travaillait Bérangère, une tige de la fleur orange dans la main. Il la posa sur la terre chaude et immédiatement son parfum remplit la serre. Il s’entretint avec la jeune fille pendant quelques minutes au sujet les plantes et lui indiqua quelques modifications qu’il voulait faire dans la tourbière du jardin. Elle trouva difficile de se concentrer car la bonne odeur de la fleur lui donnait un peu le vertige.
— Bérangère, il me semble que vous vous habituez à nos coutumes, alors peut-être est-il temps de vous vous libérer complètement de vos vêtements. Je suis vraiment sûr que vous vous sentiriez plus à l’aise.
Bérangère hocha la tête. Ce que Monsieur François venait de lui dire ne lui semblait plus du tout déraisonnable. Il lui sourit et la laissa à son travail, alors que le frémissement de son pénis se manifestait une fois de plus.
La jardinière se prépara à travailler dans la tourbière. Elle enfila une paire de bottes en caoutchouc et s’apprêtait à entrer dans la terre humide et la boue, quand elle pensa qu’elle allait probablement éclabousser sa jupe quand elle ôterait les plantes inutiles ou les changerait de place. Elle se dit que ce serait beaucoup plus facile si elle l’ôtait afin que, quand elle aurait terminé, elle puisse se laver directement sous l’eau et ainsi sa jupe n’aurait pas souffert.
Après avoir jeté un coup d’œil rapide autour d’elle et pris une grande respiration, elle défit sa jupe et la mit en sécurité. Elle se souvint qu’elle avait trouvé ridicule l’idée qu’elle puisse circuler dans le jardin en portant seulement des bottes. Eh bien, finalement, ce n’était pas si ridicule que ça ! Il lui sembla merveilleusement libérateur de ne plus être encombrée par des vêtements, même si elle savait qu’elle serait certainement très embarrassée si quelqu’un, en particulier Carlos, venait à la voir alors qu’elle serait seulement vêtue de bottes.
Effectivement, quelques minutes après avoir entamé son travail, Bérangère commença à devenir boueuse, encore plus que ce qu’elle avait craint, et elle se félicita d’avoir pensé à se dévêtir avant de commencer. Monsieur François arriva tranquillement près de la tourbière, et s’appuya sur son bâton pour la regarder travailler. Elle ne s’aperçut pas de sa présence Son dos tourné vers lui, elle se penchait pour déterrer des plantes, et lui présentait son cul rond et un aperçu de son sexe visible entre ses fesses. Devant la charmante scène, le pénis de Monsieur François commença à se gonfler, mais il pensa que Bérangère n’était pas encore tout à fait prête pour le spectacle que lui-même offrait. Alors, il s’éclipsa dans une autre partie du jardin.
Le travail était dur dans le marécage, mais après deux heures de labeur, Bérangère fut satisfaite du résultat. Elle frotta la sueur de son front en y laissant une trace boueuse et sortit pour rejoindre le chemin. Elle resta là un moment avec ses bottes et regarda son corps. Elle vit ses cuisses et ses genoux amplement enduits de boue séchée et humide à la fois, et des petits morceaux s’étaient même pris dans ses poils pubiens, de même que des traînées boueuses maculaient son ventre. Ses seins épanouis, ornés par leurs sombres mamelons bruns, étaient presque exempts de saleté, mais de petites perles de sueur glissaient sur la peau lisse. Elle se fit la réflexion qu’elle devait offrir un spectacle peu ragoûtant et peu séduisant. Cela lui sembla une pensée plutôt étrange car elle n’avait pas l’intention de séduire qui que ce soit.
En se dirigeant vers un robinet du jardin, Bérangère passa à côté d’une des statues qui représentait un homme plutôt jeune et beau, mais avec un tout petit pénis. Elle pensa que ce serait agréable d’être avec un garçon nu qui ressemblerait à la statue, de marcher main dans la main avec lui dans le jardin en regardant toutes ses merveilles, mais ce serait mieux si le jeune homme était doté d’une virilité plus imposante que celle de la statue, pourquoi pas comme celle de Carlos. En riant intérieurement de ses pensées coquines, elle ôta ses bottes et entreprit de se laver. Au début, l’eau qui avait chauffé dans les tuyaux était agréable, mais elle devint vite froide et, malgré la chaleur et le soleil qui tapait, elle frissonna et se hâta d’enlever la boue. Ce n’était pas si facile, surtout sans savon, et il fallut un peu de temps avant qu’elle n’y arrive. Elle ferma le robinet et courut à travers la pelouse pendant un petit moment pour égoutter l’eau et se réchauffer. Ses seins libres rebondissaient, mais malheureusement personne n’eut la chance de voir le joli spectacle qu’elle présentait en dansant, courant et tournant autour du robinet, révélant en même temps la motte fournie de son sexe où brillaient encore quelques gouttes d’eau.
Désormais débarrassée des salissures, elle eut envie de laisser le soleil finir de la sécher et la délasser après le travail acharné qu’elle venait de fournir dans la tourbière. Elle s’allongea sur le gazon et ferma les yeux alors que le parfum des fleurs orange lui parvenait. Elle sentit la chaleur des rayons du soleil réchauffer son corps et elle écarta les jambes pour mieux la sentir dans son buisson secret où subsistaient encore quelques gouttes. Un peu somnolente, elle s’étira en soupirant de bien-être et finit par s’enfoncer dans un sommeil réparateur.
Elle était dans une partie isolée du jardin et ce fut Carlos et non Monsieur François qui la découvrit endormie, allongée sur la pelouse, les jambes écartées. Il aima beaucoup ce qu’il y vit et la conséquence la plus évidente fut un mouvement qui se produisit au milieu de la forêt de poils nichée entre ses grosses cuises. Sa queue, dont le prépuce se retroussait à mesure que le membre se gonflait, révélant le gland prêt à séparer les doux plis que les filles cachent entre leurs jambes, s’éleva pour largement dépasser l’horizontale. Il sourit en pensant qu’il ne faudrait plus longtemps maintenant avant que Monsieur François lui donne la permission de l’introduire dans Bérangère. Il pouvait presque sentir le velouté dans lequel sa queue coulisserait bientôt, il imaginait le va-et-vient qui se conclurait par de puissantes giclées de sa semence dans le sexe chaud. La coquine Patricia lécherait-elle aussi leurs fluides mélangés quand il serait sorti de son sexe humide et doux, comme il l’avait si souvent vue lécher Rachel ? Bérangère serait-elle prête à laisser une fille la lutiner ainsi, sous le regard de quelques spectateurs ? Il en doutait un peu, mais le jardin avait un effet tellement bizarre sur les gens qu’on ne pouvait jamais être sûr de leurs réactions. Il bandait tant qu’il ne put s’empêcher de commencer à caresser sa bite raide. Il n’osait pas se rapprocher de Bérangère pour jouir sur elle. Pourtant, en attendant de pouvoir la pénétrer, ce serait tellement agréable de faire gicler son sperme sur le corps de la jeune fille, de voir les gouttes éclabousser ses seins, son ventre et son sexe pendant qu’il sentirait la jouissance l’envahir ! Mais il devrait affronter la colère de Monsieur François si ce dernier l’apprenait.
Carlos s’éloigna, son pénis toujours dressé. Peut-être pourrait-il aller retrouver Patricia et Rachel. Rachel serait prête pour lui, elle l’était toujours. Patricia ne l’avait pas souvent laissé la baiser, mais il avait envie de l’enfiler par-derrière alors qu’elle serait à quatre pattes en train de lécher Rachel, et comme il la tiendrait fermement par les hanches, il ne lui serait pas possible de se dérober. Carlos aima l’idée de sentir les fesses dodues de Patricia contre ses propres cuisses pendant qu’il plongerait sa bite dans son sexe ruisselant, et cette pensée le maintint rigide pendant son trajet.
Les deux jeunes filles ne furent pas surprises de voir s’approcher le jardinier en érection. Elles sourirent en le voyant venir vers elles, son corps puissant précédé de son membre engorgé qui remuait à chacun de ses pas, leur offrant une vision légèrement ridicule et en même temps tellement érotiquement évocatrice. Quand il fut à leur portée, elles tombèrent toutes les deux à genoux et leurs langues se firent complices pour cajoler à l’unisson la bite quémandeuse. Elles savaient que Carlos aimait être sucé avant de baiser.
Bérangère se réveilla et remonta le jardin vers la maison pour aller boire un verre. L’odeur de la fleur orange avait totalement brouillé ses sens au point de lui faire oublier sa nudité. En dépassant un arbuste, elle découvrit un spectacle inattendu qui la mit en émoi : Carlos et Rachel étaient enlacés sur l’herbe. Leurs positions et leurs mouvements ne laissaient aucune place au doute : ils étaient en train de s’accoupler sur la pelouse de Monsieur François !
— Ne vont-ils pas bien ensemble ? dit une voix.
Bérangère se retourna pour voir Patricia assise sur un banc du jardin qui regardait le couple faire l’amour. En guise d’invitation, elle tapota le siège à côté d’elle et Bérangère s’assit dans un état second.
— Ils sont… Ils font…
— Oui, et c’est presque terminé, je pense. Si tu as de la chance, Carlos se retirera quand il bandera encore et tu verras sa bite ferme, humide et brillante, encore un peu dégoulinante. C’est un spectacle à ne pas rater ! Moi, j’adore ça ! Et toi ?
— Heu, je… je ne sais pas. Je ferais mieux de retourner au travail…
Un beau jour Dieu créa la Beauté sous la plus belle de ses formes. C'est alors que Manuela naquit et il vit que cela était bon.
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